Archives de l’auteur : Sylvie Albouy

Un coach diplômé du 2ème degré de la formation Hors stade

IMG_9597Tout le monde connaît DD…

DD c’est le surnom d’André, notre président. Un grand sourire, une voix qui porte (particulièrement au brief) mais surtout un super coach. Depuis le 31 mai, c’est aussi un nouveau diplômé :  après avoir brillamment passé le 1er dégré de la formation Hors stade l’année passée, il a cette année réussi le 2ème degré.

 André, c’est avant tout un passionné de course à pied qui adore partager sa passion !

 

Depuis quand cours tu ?

Depuis tout petit. J’allais à l’école au village en courant : 2km le matin en montant et retour le soir en descendant dans la vallée du Dourdou (affluent du Lot près du village de Pruines dans l’Aveyron).

Depuis quand coaches-tu ? 

Depuis la rentrée 2011.

Pourquoi coaches-tu ?

Je veux transmettre ce mes connaissances sur ma passion : la course à pied. Tant celles que l’on m’a apprises que celles forgées par mon expérience… Et j’aime ça ! J’aime diriger et partager avec un groupe de sportifs … Avec l’âge le coaching est devenu pour moi une évidence !

Pourquoi faire des formations ?  

Pour connaître et savoir toutes les bases de la course à pied. L’individu a toujours à apprendre.IMG_9598

Cela donne beaucoup de confiance en soit par rapport au travail que l’on fait faire aux athlètes. Ces formations apprennent à épanouir sa personnalité afin d’être au mieux pour entraîner.

L’association de l’expérience de chaque coach aux nouvelles connaissances acquises lors de ses formations permettent un jugement plus sûr et une plus grande autonomie pour mettre en place les plans d’entrainement en fonction de chaque athlète.

En quoi consistent ces formations ?

On apprend surtout les bases de l’entraînement ensuite on apprend à gérer des athlètes de différents niveaux, de diverses personnalités, de différentes spécialités suivant les niveaux de formation par des plans d’entraînement.

Le coaching d’un athlète est la complémentarité entre les techniques de course, le travail, la motivation d’une part et la relation entre l’athlète et le coach d’autre part. Ce dernier doit s’adapter et comprendre tous les facettes de son élève pour permettre à l’athlète de s’épanouir et de donner le meilleur de lui-même. La pratique du sport est indissociable du reste de la vie de l’athlète et de son contexte. Il est donc certain que l’enseignement dispensé à l’athlète aura un impact sur sa vie sportive mais également sur sa vie personnelle.

Que t’ont apporté ces formations dans le suivi de tes athlètes ? 

IMG_9599Elles ont renforcé mes convictions et m’ont permis d’acquérir de nouvelles compétences pour appréhender toutes les situations, notamment gérer plus facilement les différentes personnalités, situations et s’adapter plus facilement à chaque athlète.

Mais cela n’a pas un impact que sur l’entrainement des athlètes, au niveau du club c’est très important également. Ces formations apprennent à optimiser le travail d’équipe.

Quelles sont les étapes suivantes ?

3ème degré suivant les conseils de mon entourage et notamment de mon épouse.

 

Le cross…

Au XVeme Athletic Club nous pratiquons tous la course à pied … Mais la course à pied regroupe plusieurs disciplines parmi lesquelles le cross . La saison a débuté en novembre, et depuis janvier ont lieu les championnats qualificatifs de cross. Après les départementaux du 10 janvier, place aux régionaux le 31 janvier.

Le cross… Qu’est ce que c’est?…

« C’est une épreuve qui laisse des courbatures dans les mollets, les bras, qui met les chevilles à l’épreuve,  qui donne envie de vomir dès les premières minutes … et pourtant… Une fois que c’est fini, on en redemande ! » dit Mathilde

« C’est une épreuve qui reste traumatisante et pas facile, mais c’est tellement bon ! » selon Aurélie

Départ cross

La 1ere fois que l’on m’a parlé de cross je me suis dit qu’il fallait être dingue pour faire ça : courir à fond, sur un  terrain accidenté,  quelque soit la météo, quitte à être en débardeur sous la neige et avoir de la boue jusqu’aux genoux. Mais j’y suis allée, et je n’ai pas regretté. L’émulation et l’enthousiasme que l’on ressent lors du cross sont assez uniques. Ce n’est pas ma discipline préférée certes, mais sans une blessure je n’aurai manqué les championnats pour rien au monde ! Alors,  à défaut de mon compte rendu de course, j’ai joué les reporters auprès de nos athlètes pour vous parler de cette épreuve qui ne peut pas laisser indifférent.

Selon leurs spécialités, les athlètes ne font pas les cross dans le même objectif mais tous s’accordent à dire que c’est une très bonne préparation pour d’autres épreuves tant physique que mentale et que le cross pousse à se dépasser.

Jérome

 

Jérôme s’enthousiasme : « L’arrivée : les 200/300 derniers mètres où tu sprintes, de la boue jusqu’aux oreilles, où tu dépasses les 2/3 concurrents devant toi. Tu es à bloc ! »

 

 

Mais alors qu’est ce que cette épreuve a de si particulier ?

Hervé cross

« Même si, plus jeune, ce n’était pas forcément mon épreuve préférée, je me suis vite rendu compte que ces compétitions avaient un atout principal : me rendre plus fort ! Oui le cross nous prépare aux prochaines compétitions, c’est l’école de la volonté, de la souffrance, qui forge le mental  du coureur. Il développe toutes les chaines musculaires de l’athlète : travail de la VMA et puissance musculaire » explique Hervé. Thomas et Aurélie décrivent le travail en côte qui permet de progresser et de gagner en puissance. La saison de fin novembre a mi-février est parfaite pour la reprise et la préparation des courses du printemps précise Jérôme. « Ça casse la monotonie des courses sur route » ajoute Mathilde.

 

Si vous n’êtes pas encore convaincus par cette discipline, j’ai demandé à nos athlètes si il y avait des choses qu’ils n’aimaient pas dans cette discipline et les réponses sont non « excepté le départ » qui est stratégique dans le cross et peut générer du stress. En revanche quand on leur demande ce qu’ils préfèrent dans cette épreuve, ils sont beaucoup plus prolixes…

12487131_1029458157076046_2704807205652091536_oThomas parle des « créations gastronomiques d’après course », Hervé de « L’ambiance que l’on ne retrouve nulle part ailleurs » et tous citent les encouragements et l’adrénaline.

MathildePour résumer, le cross est une discipline exigeante où le rythme cardiaque est élevé dès le départ et tout au long de la course, décrit Jérôme, mais il procure aussi du plaisir et fait progresser l’athlète quelque soit son niveau. La course à pied est un sport solitaire, c’est certain, en revanche « le cross est une épreuve où l on retrouve vraiment l’esprit d’équipe  » souligne Mathilde.

Alors à défaut de courir les championnats cette année, n’hésitez pas à aller encourager vos amis et / ou collègues à cette épreuve et vous immerger dans cette ambiance assez unique.

Bonne course à tous les crossers dimanche!!!!

Et un grand merci à Mathilde, Aurélie, Jérôme, Hervé et Thomas de s’être prêter au jeu et d’avoir répondu à mes questions.

Podologue, bilan postural, semelles… Pour qui ? Pourquoi ?

En tant que sportif, et plus particulièrement les coureurs, nous devons prendre soin de nos pieds mais comment faire ?

Cette semaine, nous avons rencontré un spécialiste : Pierre-jean Rambault, pédicure podologue, qui a accepté de répondre à quelques questions pour nous guider.

En quoi consiste votre métier ?

La pédicurie consiste à traiter les affections au niveau du pied (cor, peau morte, mycose, hématome sous l’ongle etc.). Le pied du coureur subit beaucoup de traumatismes, surtout si la distance est de plus en plus longue. En effet, l’accumulation de peau morte sous le pied engendre la mise au repos des récepteurs de cette zone, la proprioception est alors moins bonne entrainant un risque de moins bonne stabilité. Cette « instabilité » risque d’entrainer une compensation du corps qui pourra être source de douleur.

La podologie consiste à traiter une douleur mécanique ou non grâce à la mise en place de semelles dans la chaussure. Deux types de bilan sont possibles : soit un bilan postural , c’est-à-dire un bilan de l’ensemble du corps, soit un bilan podologique classique, l’analyse se fera alors du pied jusqu’au bassin.

A quelle fréquence doit-on faire une visite chez le pédicure podologue ?

Pour la pédicure, quand il n’y a pas de douleur, une visite annuelle me semble bien.

Pour la podologie, quelque soit le niveau, un bilan en début de saison est interessant. Il permet d’expliquer au coureur sa posture et de donner des conseils sur les étirements, sur certains exercices à faire afin d’éviter au maximum les blessures au cours d’une saison. Un bilan ne débouche pas forcement sur une semelle. La semelle doit être une aide temporaire en cas de douleur ou pour être le mieux équilibré possible pour éviter une perte d’énergie au cours de l’effort physique.

Peut on courir avec n’importe quelle chaussure ? Quelle est l’importance d’un bon choix de chaussure ?

La chose primordiale pour n’importe quel coureur (mais surtout pour le coureur débutant), c’est d’avoir le geste juste et une bonne technique  (une foulée correcte dans la course à pied) pour éviter les compensations du corps qui peuvent être à l’origine de douleurs. Très souvent, juste en améliorant sa technique, les douleurs disparaissent rapidement.

Ensuite, la chaussure est très importante dans la course à pied. Il faut jamais acheter une chaussure uniquement pour son esthétisme. Une chaussure mal adaptée entraînera une compensation du corps qui pourra être source de douleur. Grâce au bilan postural et en observant la démarche du patient, le podologue pourra conseiller son patient sur certains modèles de chaussures (pronatrice, supinatrice, amortissante, stabilité , dynamisme…). La deuxième cause de douleur lors de la course à pied après la mauvaise technique de course , c’est la chaussure.

Dans le cas ou la technique est bonne, que la chaussure l’est également, alors on pourra envisager un traitement par semelles.

Un porteur de semelles pour la pratique du sport, doit il également porter des semelles au quotidien ? 

Les semelles de sport diffèrent des semelles de ville. Les matériaux ne sont pas les mêmes; les semelles de sport sont toujours plus épaisses. Les semelles dite semi-posturales sont très fines (hauteur des matériaux 2mm max). Les semelles de ville seront toujours plus correctrices que celles dans le sport. En fonction de la pathologie du patient et après discussion avec celui-ci, parfois, seules les chaussures de ville sont appareillées.

Un porteur de semelles devra-t-il en porter toute sa vie ?

Ce n’est pas parce qu’un moment donné un patient porte des semelles qu’il doit en porter jusqu’à la fin de sa vie. C’est la raison pour laquelle un bilan postural en début de saison est nécessaire afin de voir la posture du patient après 1 an de port de semelle.

L’avantage du bilan postural est de chercher la cause responsable de la douleur. Aussi étonnant que cela puisse paraître, une douleur au dent, un problème d’oreille interne, un problème de vision peuvent être la cause d’une douleur au genou, au pied, etc.

Le podologue pourra alors orienter son patient vers un autre confrère d’une autre spécialité médicale (dentiste, ORL, etc.) ou encore vers un ostéopathe, il y a une très grande complémentarité entre le podologue et l’ostéopathe.

Un dernier conseil pour nos athlètes ?

La technique de course est primordiale. Ne jamais oublier les étirements après chaque entraînement, le gainage abdominale (cela permet de muscler la ceinture abdominale et ainsi de se tenir « droit » au niveau du dos et du haut du corps), des exercices pour améliorer la proprioception (une bonne proprioception vous donnera une bonne stabilité; exercices d’abord yeux ouverts et ensuite yeux fermés). Ensuite, un bon choix de chaussures. Et enfin les semelles en association avec des autres spécialités (dentiste, ostéo, kiné, etc.) si les douleurs persistent.

Quelques exercices proprioceptifs :

-        Se mettre sur une seule jambe (pied nu), et maintenir la position pendant 30sec voire 1min, d’abord yeux ouverts puis ensuite yeux fermés (faire jambe gauche puis droite).

-        Même exercice en fléchissant le genou d’abord yeux ouverts puis ensuite yeux fermés.

-        Courir pieds nus dans l’herbe.

-        Faire de petits sauts en réceptionnant sur l’arrête d’un banc ou d’un trottoir.

 

Connaissez-vous Mélanie ?

MélanieMélanie est une jeune femme dynamique et souriante de 27 ans. En  3ème année de Doctorat de Biologie Cellulaire et Moléculaire, elle travaille au Centre de Recherche de l’Hôpital européen Gorges Pompidou en cancérologie. Elle étudie plus particulièrement le cancer des glandes surrénales. Et pour déconnecter et évacuer, elle court.

Depuis septembre, Mélanie a rejoint le XVème Athletic Club pour s’entrainer en groupe et améliorer ses chronos.

Que t’apporte la course à pied ? 

Après 15 ans de danse classique et contemporaine, j’ai arrêté pendant mes études et commencé la course à pied quelques années plus tard.

La pratique de la course à pied me permet avant tout de me défouler et de vraiment déconnecter du travail. Je ne pourrais clairement plus décrocher ! Cela a également révélé mon esprit de compétition : je me suis étonnée à vouloir toujours aller plus loin et plus vite.

Je me sens aussi beaucoup plus en forme et bien plus forte qu’avant.

Depuis combien de temps pratiques-tu la course à pied ?

Je cours depuis plus de deux ans maintenant dont un an seule, un an dans un autre club et depuis septembre au XVème AC.

Pourquoi rentrer en club ?

Je courais seule depuis un an et je ne progressais pas autant que je le voulais. Je savais que l’amélioration de mes performances passait par « le fameux fractionné », le truc qui fait un peu peur à tout le monde quand on s’entraîne seul.

Par ailleurs, rejoindre un club signifiait s’entraîner en groupe. A l’approche de l’hiver ou dans les moments de baisse de forme, c’est une très bonne source de motivation.

Pourquoi le XVème AC ?

Je recherchais un club près de mon travail, idéalement dans le XVème.

20kmdeParis 2015Après quelques recherches sur internet j’ai trouvé le XVème Athletic Club qui s’entrainait tout près, au stade Suzanne Lenglen, je n’ai donc pas perdu de temps et suis allée faire un essai début juillet. Nous n’étions pas très nombreux en cette période mais les quelques personnes présentes et un des coachs (Pierre) m’ont vite donné l’envie de les rejoindre !

Comment as-tu été accueillie ?

J’ai été très bien accueillie, que ce soit lors de mon essai au club au mois de juillet ou à la rentrée de septembre. Il est vrai que le nombre d’inscrits en début d’année m’a fait un peu peur, mais finalement, une fois les différents groupes constitués, tout s’est bien passé.

Quelles sont tes premières impressions ?

Je trouve qu’il y a vraiment une bonne ambiance au sein du club. Tout le monde s’encourage sur la piste et c’est vraiment stimulant. Les séances sont très bien encadrées. Les programmes sont donnés à l’avance ce qui permet de se préparer psychologiquement. Le compte Facebook et le forum du club sont alimentés très régulièrement ce qui permet de se tenir au courant des différents évènements : courses, vie du club mais également les résultats de chacun.

Le briefing de début de séance est appréciable, ça permet de suivre les résultats de chacun.

Les coachs sont très accessibles, ils donnent des conseils à chacun. Ainsi chaque séance d’entraînement est adaptée et personnalisée tout en bénéficiant de l’émulation du groupe.

Donc de très bonnes premières impressions après ces quelques semaines de pratique !

Quel(s) est (sont) tes objectifs ?

Mon objectif principal de la saison 2015/2016 c’est le marathon de Paris, mon tout premier !

Je me suis aussi fixé des objectifs de chronos pour des distances inférieures, notamment, passer sous la barre des 45min sur 10km et 1h45 sur semi-marathon.

Triathlon S 2015 1Je me suis également mise au triathlon cette année. J’avais vraiment envie de combiner les 3 disciplines, et les transitions entre les épreuves me faisaient un peu rêver, moi aussi je voulais le faire ! J’ai commencé par un format XS en mai 2015 à Enghien-les-Bains puis un format S début octobre à Noisy-le-Grand. Mon prochain objectif sera donc le format M, en juin 2016 à Annecy.

 

Ces premiers mois de pratique avec ton coach t’ont-ils déjà apporté ? En quoi ?

Ces deux premiers mois de pratique au XVème athletic club m’ont déjà permis d’améliorer mes temps sur 20km et semi-marathon ce qui est de très bonne augure pour la suite de la saison. J’ai également acquis une certaine discipline qui me permet de mieux gérer mes entrainements tant sur piste en respectant les allures données par le coach que mes sorties footing ou mes sorties longues. Cette dernière étant un point clé, à mon sens pour progresser.